26 février 2011

Arcade Fire... la suite.

Il n'a pris que quelques heures pour nos amis à la Presse Canadienne de transformer la victoire d'Arcade Fire aux Prix Grammy en occasion de foutre la merde sur le plan politico-linguistique. Suite à ce moment de gloire où ce group alternatif montréalais avait chanté la pomme à la Ville de Montréal sur les ondes de la télé américaine, un journaliste de la Presse Canadienne a téléphoné aux organisateurs du Grand spectacle de la Fête nationale pour demander ostensiblement si, à la lumière de sa triomphe aux Grammy, on pourrait s'attendre à ce que le groupe soit invité à jouer lors des prochaines festivités du 24 juin. 


Vous l'aurez compris, tout comme le reporter de la PC, la réponse était un grand OUI, à la seule condition que le groupe chante en français. Comme quoi le fait qu'une fête nationale se chante dans la langue nationale ne saurait être abrogé par la seule obtention d'un précieux prix à l'étranger. Mais dans le monde des journalistes canadiens qui emboîtent sans faute le pas à leurs homologues étatsuniens, il est tout à fait naturel que les décisions de Québec, voire d'Ottawa, soient prises à Los Angeles par un panel de spécialistes en musique populaire. C'est hip, c'est MTV, c'est Obama... logique, non ?


Voici la pathétique enfilade d'articles éculés sur cet outrage que d'avoir un 24 juin, une fête dont le but exprès est de célébrer la culture francophone, tout en français. 

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